Institut du Patrimoine wallon

Le chantier-école de l’abbatiale, phase 2

 

 

L’histoire du site

 

La fondation de l’abbaye de la Paix-Dieu remonte au milieu du 13e siècle, lorsqu’une communauté de moniales cisterciennes, initialement installée dans le village hesbignon d’Oleye, s’établit sur le site en 1244. Les bâtiments de style «Renaissance mosane » conservés datent des 17e et 18e siècles. L’abbatiale date de 1719. Si la ferme est encore en bon état, la partie conventuelle a subi d’importantes dégradations après sa vente comme bien national en 1797 et la dispersion des religieuses.

 

La restauration

 

En date du 4 octobre 1974, un arrêté royal classait comme monument, en raison de sa valeur historique et artistique, l’ancienne abbaye de la Paix-Dieu à Amay. La Région a conclu un bail emphytéotique avec le propriétaire privé et y a installé le Centre des métiers du patrimoine de l’Institut du Patrimoine wallon.

La mission complète d’architecture et d’ingénierie portant sur la restauration et la réaffectation de l’abbatiale de la Paix-Dieu a été attribuée en 2006, suite à un concours d’architecture organisé en 2005, au bureau d’Architecture Alain Dirix (AAD scprl).

 

Outre l’aménagement des abords, le chantier de l’abbatiale marque la dernière grande étape dans le sauvetage programmé de l’ancienne abbaye de la Paix-Dieu. En effet, depuis la note déposée au Gouvernement wallon par le Ministre André Baudson en avril 1995, proposant la création du Centre des métiers du patrimoine à la Paix-Dieu, et avec le soutien des différents ministres du patrimoine qui se sont succédé, pas moins de 7 chantiers ont été réalisés, dont 2 sont toujours en cours. Budgétairement, la Région a déjà investi à ce jour un peu plus de 15 millions d’euros pour la  restauration et l’aménagement du site de l’ancienne abbaye.

 

L’abbatiale accueillera :

-       1 atelier par technique : maçonnerie, chaux-enduits, décors, ferronnerie (forge) ;

-       1 salle de dessin ;

-       1 local pour des « applications théoriques » ;

-       1 classe ;

-       1 bureau pour les techniciens de maintenance et le responsable technique ;

-       1 local pour entreposage du matériel des techniciennes de surface ;

-       des locaux de stockage pour les matériaux ;

-       stockage des appareils de manutention ;

-       zone de stockage pour les produits dangereux ;

-       zone matériauthèque  en lien avec chaque atelier ;

-       zone pour les « intercours » (machines boissons, sièges…).

 

Le chantier-école

Le chantier-école est inséré comme un « Lot séparé » dans l’ensemble des travaux de restauration du site de la Paix-Dieu et il représente un aboutissement après 17 années d’organisation de formation par le Centre des métiers du patrimoine « la Paix-Dieu »

L’abbatial est la dernière étape de la restauration du site et le monument le plus emblématique et le plus grand. L’IPW a décidé de réaliser les travaux dans le cadre d’un chantier-école organisé au sein de son institution le Centre des métiers du patrimoine. Il s’agit d’une belle opportunité permettant de mettre en évidence la formation en alternance et un partenariat avec l’IFAPME

 

Le chantier de restauration, est par nature, l’opération la plus délicate, car elle doit assurer la meilleure adaptation possible du projet avec la réalité du monument. C’est donc la meilleure opportunité pour de l’apprentissage, car il ne s’agit pas d’appliquer des recettes, mais de combiner observation, savoir-faire et connaissance de techniques anciennes. Il faudra également définir les adaptations nécessaires pour préserver les détails qui caractérisent l’abbatiale et adapter avec intelligence de nouveaux matériaux aux contraintes des anciens.

 

Les huit  apprentis sont confrontés comme les autres entreprises aux problèmes de coordination, de délai, à l’obligation de résultat... Ils participent au suivi du chantier, aux contacts avec les bureaux d’étude d'architecture et à l'administration du patrimoine. Ils sont encadrés par quatre formateurs. Le chantier école a commencé en avril et se terminera en novembre.