Institut du Patrimoine wallon

Soignies

Le Pôle de la pierre, un projet réunissant 4 partenaires

Sur le site de l’ancienne Grande Carrière Wincqz à Soignies, le Pôle de la pierre développe un ensemble de formations et d’activités liées aux métiers de la pierre.

 

Patron de carrière visionnaire, Pierre-Joseph Wincqz a marqué de son empreinte la ville au milieu du 19ème siècle. Le siège de son entreprise illustre un tournant décisif dans l’exploitation rationnelle et industrielle de la pierre bleue. Soucieux d’employer les technologies à la pointe de l’époque, il développe le  site de la Grande Carrière en y édifiant des bâtiments qui témoignent aujourd’hui de ce passé industriel glorieux.

Peu à peu délaissée suite à l’évolution des techniques d’exploitation et de gestion, la Grande Carrière connait aujourd’hui une nouvelle vie grâce au Pôle de la pierre. Ce centre de formation aux métiers de la pierre perpétue ce lien indéfectible qui unit le site à ce matériau en alliant la tradition et la transmission de savoir-faire ancestraux aux innovations technologiques.

 

Le Pôle de la pierre fédère  4 partenaires (IFAPME, FOREM, CEFOMEPI et IPW) autour d’un ambitieux projet commun et multiplie les collaborations dans le secteur de la pierre.

 

  • Le Pôle de la pierre, un projet réunissant 4 partenaires
  • Le site de la Grande Carrière
  • Le Pôle de la pierre, un projet européen

 

 

Des objectifs:

 

Rassembler, en un seul lieu, des acteurs de la pierre en Wallonie en créant un centre de référence pour les formations et les échanges, l’exploitation et la valorisation des métiers de la pierre

 

et

 

Développer la formation dans la filière pierre par la création et le renforcement de parcours d’orientation professionnelle et de formation tout au long de la carrière.

 

4 partenaires :

 

Le Pole de la pierre rassemble 4 partenaires actifs dans la formation aux métiers de la pierre.

 

-          L’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP) – lien catalogue des stages ?

-          Le Forem – lien Forem : http://www.formation-construform.be/formations/tailleur-de-pierres/

-          L’Ifapme – lien IFAPME : http://www.ifapme.be/formations-a-un-metier/trouver-une-formation-a-un-metier/catalogue-des-formations-a-un-metier/tailleur-de-pierres-marbrier-chef-d-entreprise.html     

-          Le Cefomepi  - lien CEFOMEPI : http://www.cefomepi.be

 

 

 

 

Comment ?  

 

  • par la mise en place de formations accessibles à tous visant la qualité, la créativité et l’innovation;
  • en rassemblant les formations aux métiers de la pierre existantes dans une infrastructure bien adaptée;
  • en mettant en commun des équipements et des ressources,
  • en diversifiant l’offre de formation existante par le développement de nouvelles thématiques afin d’offrir une approche globale aux différents publics cibles et répondant aux besoins du secteur;
  • en jetant des ponts et en créant des partenariats entre secteur public et secteur privé afin d’intégrer l’ensemble des besoins des acteurs socio-économiques.

 

Quelle offre de formation ?

  • la formation en apprentissage au métier de taille de pierre ;
  • la formation chef d’entreprise de taille de pierre ;
  • la formation des demandeurs d’emplois au métier de taille de pierre ;
  • des ateliers de sculpture (modelage et sculpture sur pierre) ;
  • des formations de perfectionnement (savoir-faire traditionnel, haute valeur ajoutée et technologies avancées, connaissances techniques pour les prescripteurs) ;
  • des formations préparatoires aux métiers d’ouvrier carrier ;
  • des formations continues pour le personnel des carrières ;
  • des actions conjointes (« ateliers de la pierre » pour les professionnels du secteur) et transfrontalières (Objectif Blue Stone). 

 

 

 

 

 

Description du site

 

Le site de la Grande Carrière s’est développé au milieu du 19ème siècle sous l’impulsion d’un maitre de carrière, Pierre-Joseph Winqz. C’est à cette période que sont construits les différents bâtiments visibles aujourd’hui sur le site

 

L’équipement traditionnel est complété par des réalisations qui illustrent le tournant que représente cette époque : les nouvelles technologies, la recherche de prestige et le besoin d’une gestion réfléchie et organisée de l’entreprise.

 

Les bâtiments du site de la Grande Carrière sont classés depuis 1992 en raison de leur valeur historique, archéologique, technique et sociale.

 

 

Vue d’ensemble de la Grande Carrière en 1852 (« La Belgique Industrielle », gravure de A. Canelle)

 

 

Grande scierie

 

La grande scierie (1843) est la pièce maîtresse historique de la Grande Carrière.

 

Elle abritait quatre armures de scierie (châssis portant des lames utilisées pour débiter verticalement un bloc de pierre en tranches plus ou moins épaisses et de grand format) fonctionnant en parallèle et en continu. Ce dispositif de sciage était actionné par une machine à vapeur dont la cheminée garde le souvenir.

 

Destinée à une fonction industrielle, le Grande Scierie est aussi une pièce d’architecture témoignant de choix à caractère largement esthétique.

 

Le bâtiment restauré abrite un atelier pour l’apprentissage de la taille de pierre et comporte 12 postes de travail complétement équipés. Une classe, des vestiaires et des sanitaires ainsi qu’un local pour les formateurs prennent place dans le volume intérieur recouvert de tôles d’acier galvanisé et surplombant les vestiges du sol d’origine.

 

 

La Grande Scierie  en 1852 (« La Belgique Industrielle », gravure de A. Canelle)

 

 

 

 

La Grande Scierie abrite aujourd’hui un atelier équipé pour le travail de la pierre

 

 

À l’intérieur de la Grande Scierie, un volume recouvert de tôles en acier galvanisé abrite des locaux à l’abri de la poussière

 

 

Bureaux

 

La construction des bureaux (1847) marque une évolution profonde dans l’art de gérer une carrière À cette époque, doter une entreprise d’un bâtiment construit spécifiquement pour cet usage est encore une initiative rare. Le maître de carrières n’est plus seulement homme de terrain. C’est à lui que revient désormais le soin de tenir les archives, de gérer les commandes et les correspondances, de calculer les coûts et les prix, de recevoir les paiements des clients, de compter et d’inscrire, de distribuer les salaires.

 

Une pierre monumentale (8x2,5x0,2m) se dresse contre le pignon le long de la rue Mademoiselle Hanicq. Exposée à l’Exposition Universelle de Paris de 1855, elle constitue la carte de visite de la carrière destinée à mettre en exergue le savoir-faire de l’entreprise.

 

Le bâtiment restauré abrite le pôle administratif, une classe, une cafétéria, un petit espace de documentation ainsi qu’une conciergerie.

 

 

Les bureaux  en 1852 (« La Belgique Industrielle », gravure de A. Canelle)

 

 

 

Monolithe en pierre bleue des carrières de Soignies,en Belgique, gravure parue en 1855 à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris en 1855 (L’Illustration).

 

 

 

 

 

Les anciens bureaux de la carrière accueillent désormais le pôle administratif ainsi qu’une conciergerie

 

 

Pavillon du treuil 

 

Ce pavillon occupait une position centrale dans la Grande Carrière du milieu du 19e siècle. C’est là que se trouvaient la machine à vapeur et le treuil destinés à assurer la traction des blocs remontant un plan incliné qui assurait la liaison entre le fond du siège d’extraction et la surface.

Les ouvertures primitives (ouvertures rectangulaires) sont encore facilement identifiables. Le bâtiment a été surélevé et transformé lors de la construction de la forge et de la menuiserie voisines.

 

Une classe de dessin prendra place dans le bâtiment après restauration.

 

 

 

Le pavillon du treuil  en 1852 (« La Belgique Industrielle », gravure de A. Canelle)

 

 

 

Le pavillon du treuil actuellement (avant travaux de la phase II)

 

 

Forge et menuiserie

 

Le forgeron occupait une place de premier plan dans la carrière du 19ème siècle car il assurait la fabrication et l’entretien des nombreux outils métalliques utilisés par les tailleurs de pierre. Il intervenait également pour le ferrage des chevaux (les 3 baies visibles en façade correspondent au travail du maréchal-ferrant) et la réparation des machines. Le menuisier lui était complémentaire : la réalisation des maquettes (en bois) lui était confiée en vue du moulage de toutes les pièces de fonte (remplacement des pièces défectueuses des machines).

 

La forge restera un espace témoin des conditions de travail au 19ème siècle. La menuiserie et l’étage du bâtiment abriteront des classes et ateliers.

 

 

 

L’aile réunissant la forge et la menuiserie (avant travaux de la phase II) . La triple « porte » correspond au « travail » du maréchal-ferrant et signe l’importance du cheval de trait dans les carrières traditionnelles.

 

 

 

 

Intérieur de la forge. Les équipements utilisés par les carriers et les outils maniés par les tailleurs de pierre faisaient toute l’importance du travail du fer dans le cadre de l’exploitation d’une carrière de pierre de taille

 

Magasin à huile et à clous

 

Ce bâtiment, probablement simple lieu de stockage, complète l’ensemble de l’équipement industriel. Son implantation, au bord du trou d’extraction, pourrait expliquer sa forme particulière (plan trapézoïdal).

 

Une cafétéria de plus grande capacité y prendra place.

Par un débordement de toiture, un préau vitré est intégré à l’arrière du bâtiment.

Dans le prolongement du magasin, un volume contemporain prendra place pour accueillir des ateliers supplémentaires, un économat et des espaces de stockage.

 

 

 

Le magasin à huile et à clous  (avant travaux de la phase II)

 

 

 

Traitement de la couverture du magasin : la transition d’un toit en tuiles de terre cuite vers une couverture vitrée rappelle les enjeux du Pôle de la pierre : la tradition et l’innovation.

 

 

 

Dans l’alignement du magasin, le nouveau bâtiment est construit à l’emplacement de l’ancienne extraction. Un cheminement piéton et lumineux rappelle le tracé des rails du treuil.

 

 

Un nouveau bâtiment prend place à l’arrière du magasin. Son pignon est revêtu de plaques de différentes pierres wallonnes.

 

 

 

Vous souhaitez en savoir plus ?

Procurez-vous le Carnet du Patrimoine n°142 « La Grande Carrière Wincqz à Soignies, Pôle de la pierre en Wallonie » au prix de 6 €.

 

 

 

 

Le Pôle de la pierre, un projet européen

 

Le Pôle de la pierre bénéficie d’un cofinancement européen portant sur les travaux d’infrastructures et sur les équipements spécifiques de formation destinés aux ateliers, tels que des outils informatiques et numériques performants, de l’outillage électrique et pneumatique pour la taille de pierre, des cabines de dépoussiérage, un engin de levage.

Au total, le subside s’élève à 1.977.671,89 € (dont 791.068,76 € FEDER) pour les travaux d’infrastructure et de 454.000€ (dont 181.600€ FEDER) pour les équipements.

 

 

 

 

 

 

 

Le Pôle de la pierre, via l’Agence wallonne du Patrimoine, est partenaire d’un projet transfrontalier baptisé Objectif Blue Stone. Ce projet s’inscrit dans le programme Interreg V (France-Wallonie-Vlaanderen) et est financé à 50 % par le FEDER. Il  vise la promotion et la valorisation de la pierre bleue selon trois axes : l’amélioration du potentiel de croissance des acteurs économiques du secteur en stimulant la demande et en accompagnant ceux-ci dans leur adaptation aux nouvelles exigences du marché, le développement d’activités innovantes pour le secteur de la pierre bleue, et la mise en place de formations transfrontalières aux métiers de la pierre.

 

 

 

        

 

Lien vers plaquette de présentation du projet OBS et vers le site : http://objectifbluestone.eu/

 


 

 

Adresse

Pôle de la pierre, rue Mademoiselle Hanicq, 30 à 7060 Soignies
Entrée par la rue Grégoire Wincqz, n°367a
Infos : 067.41.12.60 - infopoledelapierre@idpw.be